Les Temples Khmers

La civilisation khmère

Le Cambodge trouve son origine dans la civilisation du Funan (Baphnom) qui s’est épanoui sur les deux rives du Mékong. Cette région du monde fut influencé par l’Inde. Les brahmanes de l’Inde apportèrent la religion, la culture et les grandes poèmes épiques, Râmayana et Mahâbhârata. Ensuite, la partie nord du Funan est devenu le Tchenla de terre et au sud le Tchenla de mer. 

Lors de son retour au Tchenla, après avoir passé quelque temps en captivité à Java, le roi Jayavarman II établit cinq capitales successives entre les deux provinces du Tchenla d’eau et du Tchenla de terre.

En 802, il quitta Roluos pour entreprendre l’ascension la chaîne du Mahendra. Il dressa au sommet du Phnom Kulen le linga et instaura le culte de « Devarâja » ou « roi-dieu ». Jayavarman II fut le premier roi unificateur des deux Tchenla et érigea plusieurs sanctuaires sur la montagne de Kulen, qui symbolise le mont Meru de la chaîne himalayenne, l’axe du monde et le séjour des dieux.

Les rois khmers érigea les « temples-montagnes » sur les flancs des montages. Le premier temple-montagne était le temple de Bakong qui fut construit par Indravarman I vers 880. C’était Yaçovarman I qui fut le fondateur de la puissance angkorienne, établissant la première capitale du royaume à Yaçodharapura, une première « Ville ou Angkor ». Angkor est dérivé du mot sanskrit « Nagara » qui signifie « La Ville » ou la « Cité sainte ».

La seconde capitale et le temple du Bapuon fut fondé par Udayâdityavarman II vers 1060.

Suryavarman II fut le bâtisseur de la troisième capitale du Royaume « Angkor-Vat ». Angkor fut envahi par les Chams en 1177. Jayavarman VII reconquis Angkor et érigea une nouvelle ville Angkor Thom ou le Bayon, les tours-visages, avec majesté souriante qui symbolisa sa fierté nationale.          

Les temples khmers

En règle générale, les temples khmers ouvre son entrée principale vers l’est, et son axe suit la direction est-ouest, à l’instat du cycle solaire de l’univers. L’orientation des temples puise ses raisons dans la théologie, la cosmologie et l’astronomie. Cependant, il y a une exception à cette règle. Par example, Angkor Vat s’ouvre à l’ouest, Koh Ker au nord-est, Preah Vihear au nord. Inspiré de la cosmologie indienne, le temple khmer est considéré comme une représentation de l’Univers.

Les douves

Les douves représente l’océan qui, selon la mythologie indienne, limite la Résidence des Dieux du monde du peuple. Les bordures de ces douves sont maintenues par des blocs de latérite en gradins.

Terrasses

Les terrasses sont consruites soit au départ d’une chaussée, soit à la fin de cette chassée, soit devant le gopura, la porte d’entrée du temple.

Chaussées d’accès

Les chaussées d’accès marquent l’axe est-ouest des temples pour la plupart des temples. Aux temples de Banteay Srei et de Préah Vihear, les chaussées sont flanquée de bornes menant aux sanctuaires. Avec le style du Baphuon, la balustrade est rehausséeet soutenue par des dés. Au temple d’Angkor Vat, les chaussées sont flanquées par deux nagas qui donnent à la chaussée un aspect magistral.   

Murs d’enceinte

Le mur d’enceinte est considéré comme une chaîne de montagnes qui cerne le monde. En outre, il marque l’enclos sacré, limite le nombre des visiteurs en assurant l’accès aux saint et accorde au temple l’aspect plus mystérieux.

Galéries

Les constructeurs des temples khmers ont ajouté un autre mur au mur d’enceinte pour former une galérie. Cette galérie est protégée par une couveture de tuile ou une voûte de brique, puis de grès.

Gopura

Le Gopura est une porte d’entree de l’enceinte d’une ville ou d’un temple. Si le temple comporte plusieurs clôtures, c’est le gopura de l’enceinte la plus extérieure qui est le plus important. À l’apogée de l’architecture khmère, le plan du gopura devenait très compliqué jusqu’à devenir un véritable sanctuaire.  

Le santuaire

Le santuaire est l’édifice central du temple, abri de la divinité et centre de l’image cosmologique. Le santuaire peut être simple ou composé.

Le santuaire comprend un corps cubique, posé sur un soubassement à un ou plusieurs degrés et surmonté d’une superstructure. Le soubassement est le véritable piédestal du temple et comporte deux ou plusieurs gradins et constitue une pyramide à degrés. Le santuaire s’élève sur un socle pourvu d’un escalier de quelques marches. Au centre du santuaire, se trouve une statue de la divinité posée sur un piédestal. Pour les temples shivaïtes, c’est un linga ou phallus, qui repose sur une pierre cubique.

Le principal élément de la façade est le portail comprend l’encadrement de la porte, deux colonnettes, le linteau et les pilastres, pourvus d’une base et d’un chapiteau, le fronton et la fausse porte.

Les styles des temples khmers

Les temples khmers peuvent être divisés en période pré-angkorienne et angkorienne. La liste des styles de temples khmers comprend quinze styles suivants:

1. Style de Phnom Da, au VIè siècle et au début du VIIè;

2. Style de Sambor Prei Kuk, dans la première moitié du VIIè siècle;

3. Style de Prei Kmeng, au VIIè siècle, de 635 à 7000

4. Style de Prasat Andet, comtemporain de Prei Kmeng

5. Style de Kompong Preah, essentiellement au VIIIè siècle

6. Style de Kulen, au IXè siècle, de 825 à 875

7. Style de Preah Ko, à la fin du IXè siècle

8. Style de Bakheng, à la fin du IXè siècle et au début du Xè

9. Style de Koh Ker, première moitié du Xè siècle, de 921 à 944

10. Style de Pré Rup, au milieu du Xè siècle

11. Style de Banteay Srei, 967

12. Style de Kleangs, à la fin du Xè siècle et au début du XIè

13. Style de Baphuon, du milieu à la fin du XI è siècle

14. Style d’Angkor Vat, au XIIè siècle, de 1100 à 1175

15. Style de Bayon, à la fin du XIIè siècle et au début du XIIIè, de 1177 à 1230

Le temple de Préah Vihear

 

 

 

Prasat Preah Vihear est un temple-montagne khmer perché au sommet d’une falaise, à 525 m de hauteur, de la chaîne du Dângrêk, dans la province de Preah Vihear du Cambodge. Prasat Preah Vihear occupe l’emplacement le plus imposant de tous les temples de l’époque angkorienne. Le temple donne une vue spectaculaire sur la plaine cambodgienne qui s’étend sur plusieurs kilomètres jusqu’à le célèbre Phnom Kulen où Jajavarman I fût couronné le premier déva raja ou « Roi-Dieu » khmer,. De la, on peut s’émerveiller de la beauté naturelle qui peut nous rendre très émouvants et à vous couper le souffle.

 

Prasat Preah Vihear fut bâti, soutenu et modifié successivement par plusieurs grands rois khmers et sert de sanctuaire majeur de la vie spirituelle de l’empire. La construction du temple commençait au 9ème siècle sous le règne de Yasovarman Ier (889-910) et terminait sous celui de Suryavarman II (1112-1152), le grand bâtisseur du temple d’Angkor. Prasat Preah Vihear n’est pas seulement extraordinaire, mais aussi inhabituel, car cet édifice fût construit le long de l’axe nord-sud, plus tôt que prend une forme rectangulaire en face vers l’Est.

La construction du premier sanctuaire commençâme sur le site du Prasat au début du 9ème siècle par Yasovarman I pour dédier au dieu hindou – Shiva dans son incarnation comme les dieux des montagnes Sikharesvara et Bhadresvara. Les ruines des premiers temples datent de la période de Koh Ker, au début du 10ème siècle quand la capitale de l’empire khmer portait le nom de Koh Ker. Même si on peut trouver des éléments du style de Banteay Srei, la plupart des temples fût construit ver la fin du 10ème siècle sous les règnes des Rois Suryavarman I (1002-1050) et Suryavarman II (1113-1150).

L’inscription trouvée sur le site du temple décrit comment le Roi Suryavarman II faisait des études des rites sacrés, célébrait des fêtes religieuses et offert des présents, y compris des parasols blancs, des assiettes en or et des éléphants, à son conseiller spirituel, le Brahman agé Divakarapandita. Le Brahman lui même s’intéressait au temple et lui offert une statuette de Shiva dansant.    

 

La série de gopura qui s’élève en remontant la falaise indique que le temple se bâtit progressivement. Certains scientifiques se demandent si le site aurait été découvert plus tôt comme indique que les inscriptions reliaient le temple au fils du Roi Jayavarman II, le premier dévaraja d’Angkor qui bâtit le temple de Wat Phu à Champasak, au Laos.

Le temple s’étend sur une longueur de 800 mètres le long de l’axe nord-sud, construit sur un éperon qui s’avance vers le sommet où se trouve le sanctuaire (120 mètres au-dessus du côté nord du temple, 525 mètres au-dessus de la plaine cambodgienne et 625 mètres d’altitude). Malgré cette structure différente de celle des autres temples-montage d’Angkor, Prasat Preah Vihear remplit la même fonction de représentation stylisée du Mont Méru, la Résidence des Dieux.

L’accès au sanctuaire est ponctué par cinq gopura (énuméré conventionnellement à partir du sanctuaire, donc le Gopura V est le premier à accéder par les visiteurs). Chacun des gopura devant la cour est reliée par un escalier, marquant une élévation accroissant l’impact sur les visiteurs.

Décoré de nagas et de Gopura I le premier escalier compte 162 marches ; c’est un pavilion solitaire avec un drapeau cambodgien flottant.

Une chaussée ascendante de 500 mètres qui mène au Gopura II, un petit pavilion qui donne sur un grand baray à la gauche.

Une autre chaussée (plus courte) qui mène au Gopura III et à la première cour du temple.

Une courte chaussée décorée de nagas vous mène inévitablement au Gopura IV, avec une seconde cour derrière. À l’autre côté de la cour c’est le Gopura V et un peu plus loin, c’est le sanctuaire principal, le chef d’œuvre du site qui abrite un temple Bouddhiste en miniature.

À la gauche, c’est la falaise Poy Ta Dy de 500 mètres qui domine la plaine et la jungle cambodgiennes.

Le Gopura V, en style de Koh Ker, porte les traces de peinte rouge utilisée auparavant pour la décorer avec un toit en tuile déjà disparu. Le Gopura IV fut bâti plus tard pendant les périodes de Khleang et Baphuon. Avec une scène du Barattage de la Mer du Lait, il est « un des chefs d’œuvre du Prasat Preah Vihear ». Gopura III est le plus grand et est entouré de deux salles. Le sanctuaire est accessible en traversant deux cours où se trouvent deux bibliothèques.      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prasat Ta Moan Thom

 

Prasat Ta Moan Thom means in Khmer “Great Temple of Grandfather Moan”. This south-facing temple enshrined a linga svayambhuva (‘self-born linga’), which might indicated that a linga was found at the site. The temple was the site of a hermitage during the pre-Angkor period. According to an inscription from the early years of Suryavarman I’s reign, the Prasat Ta Moan Thom was once named Shivapada pashcima – means “The Western Footprint of God Shiva”. 
The early hermit community who venerated linga (representing hindu God Shiva) had built a wooden structure to shelter it (as it was the beginning of the construction of Prasat Preah Vihear). Later on a sandstone temple was built on the site to shelter the linga. The temple was built in phases, like in the case of Prasat Preah Vihear. The expansion of the temple was made to the south of the original site, where the slope fell steeply on the side of the hill. There are several linga on the rock-strewn ground.
The central sanctuary houses the “Svayambhuva linga” that had been worshipped from very early times by a community of hermits. It is preceded by by a three-section pavillion (mandapa). Two libraries open to the west are located on both sides of the main shrine. Two more temples were added in the rear at a later date to the central sanctuaries. A rectangular enclosure (46 metres north-south and 36 metres east-west) consists of a series of galaries sourrounding the central sanctuary. There are three entrance gateways east, north and west, each with triple passageways. The main gate, the fourth gate, faces south, with a large Gopura (central hall). In front of the main gate, there is a high laterite esplanade overlooking the steep descent towards the Cambodian plain. In the rear outside of the enclosure, there is a water pond.
Prasat Ta Moan Thom grew in importance, especially from Jayavarman V’s reign onwards. There is a hospital and a Fire temple attached to it. At least Jayavarman VII had visited the temple once.
Prasat Ta Moan Toch
Prasat Ta Moan Toch means “a Small Temple of Grandfather Moan”. It serves as Khmer ‘hospital chapel’. The Khmers built many shrines known as ‘hospital chapels’ throughout the Khmer Empire. Jayavarman VII had built 102 such hospitals to place the sick under the protection of the ‘healing Buddha’ Bhaishajyaguru.

The classic layout of the hospital chapel of Ta Moan Toch seems to have been originally intended to open to all four cardinal points, bu the west, north and south doorways have been blocked up. The ground plan is idential for all the hospial chapels. The temple is enclosed within a wall of modest dimensions and consists of a sanctuary preceded by a mandapa (pavillion). There is a library open east through a pavillion. As usual located in the north-east corner, there is a laterite water pond characteristic of such chapels.

The Fire Shrine of Ta Moan

The Ta Moan’s Fire Shrine is located some 1,500 metres north of Ta Moan Thom. All Khmer Fire Shrines are built to the same model: doors to the east and west and windows only on the south facade. The Fire Shrines have a special architechtural shape. They were built along the ancient main roads so that travellers could rest after a long walk. In present day’s Cambodia the Fire Shrine is called Sala Chhor Team, a cottage without wall where a traveller can rest and drink water. The Fire Shrines have been designated as dharmasala, but their Sanskrit name means “the house of fire”.

The building of Fire Shrines began since the reign of Suryavarman I until the reign of Jayavarman VII who had commissioned the building of many such dharmasala.

On 12 August 2008, the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation of the Kingdom of Cambodia issued a Press Release consisting of four points: (i) The Ta Moan Group temples – Ta Moan Thom and Ta Moan Toch -, are located on the ranges of the Dangrek Mountain in the Cambodian territory; (ii) According to the Procès-Verbal d’abornement No 22 sur Secteur 4) of the Joint Indochina-Siam Demarcation Commission entitled “Sentier dit Prasat Tamone” dated 30 December 1908 and Plan d’indications topographiques, Prasat Ta Moan Toch and Prasat Ta Moan Thom are located within Cambodian territory, even though the border pole No 23 was lost; (iii) Cambodia is confident that the Cambodian-Thai Demarcation Commission, which will meet in the near future, can reach a peaceful settlement of the issue in accordance with the existing procedures; and (iv) the Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation rejects any claims that are contrary to the legitimate rights of Cambodia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La stèle de Sdok Kok Thom

La stèle de Sdok Kok Thom, datée de 1053, énonce la chronologie des anciens souverains du Cambodge, depuis l’accession au trône de Jayavarman II, généralement considéré comme le fondateur du royaume d’Angkor, en 802 de notre ère, jusqu’à Udayādityavarman II qui régnait en 1053. Cette stèle est postérieure de 250 ans au règne de Jayavarman II. Selon cette stèle Jayavarman II a passé quelque temps, volontairement ou non d’ailleurs, à la cour des rois Sailendra à Java (dans l’actuelle Indonésie) avant de revenir au Cambodge et se faire proclamer roi en 802.

C’est Jayavarman II qui au IXe siècle, introduisit le culte du dieu-roi, devaraja. Désormais, le roi est la représentation de Shiva, le dieu supérieur de la trinité brahmaniste : Brahma, Vishnu, Shiva. Le souverain doit être adoré comme une divinité, avec des rites formels dont l’observance, en ce qui concerne le temple de Sdok Kok Thom, a été confiée à une même famille de brahmanes qui les maintiendra pendant des siècles. Shiva et le roi-dieu partagent le même symbole religieux, le lingam phallique.

Il est généralement admis aujourd’hui que c’est Jayavarman II qui fonda la première cité dite Angkorienne de Hariharalaya, actuellement Roluos (temples de Bakong et de Lolei) comme capitale de l’empire khmer, suite à la fondation d’autres capitales antérieures.

Concernant cette stèle du temple de Sdok Kok Thom, le “Mont Central” évoqué dans l’inscription avait été identifié comme étant le temple de Phnom Bakheng. Le roi constructeur de ce temple de Phnom Bakheng a ensuite été identifié comme étant Yasovarman Ier, (roi de 889 à 910) et fait explicitement référence à Jayavarman II comme fondateur de la première cité d’Angkor. On attribue également à Jayavarman II notamment l’introduction de :

·        Traditions chorégraphiques javanaises, en particulier de ballets royaux destinés à montrer la puissance royale. Offrir sa plus belle fille au roi était un signe de vassalité communément admis.

·        L’apothéose de dignitaires et de héros, morts ou même vivants, et leur assimilation au dieu de leur choix.

Le temple khmer de Sdok Kok Thom a été construit par Udayadityavarman II au Xe siècle, didié au dieux Shiva. Ce petit temple est construit en grès et en latérite. Sa valeur, pour les archéologues, réside dans le fait qu’on le considère comme un chaînon manquant dans l’étude de l’ancienne civilisation khmère.

Ta Prohm

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I visited Sambor Prey Kuk in early September 2008, Khmer temples of the 7th century, where you can see the legacies of Indian civilization. The temples are almost similar to the Indian temples.

The temple looks like Indian temple.

 

The temple ovetaken by the tree.

 

 

 

In early September, I visited Beng Mealea, near Damdek, Siem Reap Province.

The beauty of the Khmer temple.

The temple in the jungle.

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